Xavier Niel évoque ses méthodes et notamment les bases de sa politique managériale.
Il évoque une organisation type "commando" de ses collaborateurs, au sein d'une équipe réduite et qui fonctionne à l'adrénaline.
C'est un mode de travail qui semble se généraliser ces derniers temps. Certains y voient un moyen de supprimer tout recours à des consultants, d'accélérer les processus de décision, d'améliorer la réactivité.
Mais le "commando" peut s'entendre de différentes façons. De l'équipe soudée, bien entraînée, qui vise des objectifs clairs, les dépasse parfois et est stimulée par le challenge et la réussite, on passe parfois au syndrome du "militaire hurleur" qui fait pression sur un groupe, sans cohésion, et où la poussée d'adrénaline n'a rien à voir avec la satisfaction du travail bien accompli.
Il est clair que la situation actuelle impose de saisir les opportunités, d'être davantage encore en avance sur la concurrence et que la réactivité devient un facteur de réussite important.

Mais il est difficile d'envisager de transformer une pyramide en noyau de prune dans certaines organisations !

Peut être faut-il envisager qu'une "task force" pluridisciplinaire, externe, bien rôdée, et par définition temporaire, puisse constituer le germe d'une nouvelle organisation en intégrant les collaborateurs qui constitueront le "commando" futur. Une gestion du changement managériale à mener dans l'action mais sans confondre agitation avec efficacité.

La situation économique est propice à la réorganisation, toutes les pistes sont à explorer.